[C/Data] Qu’est-ce que l’UMP ?

Chaque dimanche sur France 5 dans C/Politique, Owni illustre l'actualité par la data. Septième épisode de la série, ce petit film sur l'UMP pensé pour faire réagir l'invité de l'émission Jean-François Copé, député-maire de Meaux.

par Paule d'Atha Le 23 octobre 2012

aucune réaction
facebook share mail email A+ A-

À propos de l'auteur

Paule d'Atha désigne l'équipe des journalistes de données d'Owni : Julien Goetz, Sylvain Lapoix et Nicolas Patte. Twitter @pdatha.


Sur le même sujet

Chaque dimanche sur France 5 dans C/Politique, Owni illustre l’actualité par la data. Le septième opus de la série est consacré à l’UMP — pensé pour faire réagir l’invité de l’émission Jean-François Copé, député-maire de Meaux. Cette exercice est scénarisé par l’équipe de Paule d’Atha, mis en image par Loguy et raconté par Julien Goetz.

Verbatim :

Plus de 260 000 adhérents (264 137 adhérents), 196 députés, 132 sénateurs et 10 ans d’existence. Voilà, en quelques chiffres, ce qu’est aujourd’hui l’Union pour un Mouvement Populaire.

Mais voyons ce qui se cache derrière cette grande façade rouge et bleue.

L’UMP est en fait la tentative la plus récente d’assemblage des mouvements politiques formant la droite française. Et notamment de ses trois courants principaux : gaullistes, centristes et libéraux.

Depuis la naissance de la Ve République, les grands partis de droite on souvent été les partis d’un homme. Comme l’UNR, créée, en 1958, uniquement pour soutenir la présidence du Général de Gaulle, et qui devient 10 ans plus tard l’UDR, soutenant alors le président Georges Pompidou.

Toujours à droite, mais à l’écart des gaullistes, un autre courant prend de l’importance au fil des scrutins : le centre-droit et les libéraux, qui portent Valéry Giscard d’Estaing à la présidence en 1974. L’UDF voit alors le jour quatre ans plus tard pour lui assurer une base électorale solide. Là encore, un homme, un président, un parti.

Dans le même temps, chez les gaullistes, un certain Jacques Chirac, transforme, en 1976, l’UDR en RPR. Mouvement qui viendra soutenir l’UDF dans un premier temps.

Puis arrive 1981, la défaite et la bascule à gauche.

La droite doit se reconstruire. Et c’est le RPR qui tente de rassembler, créant du même coup de fortes divisions internes. Ce qui n’empêche pas le parti de jouer son rôle de marchepied pour l’Elysée : Jacques Chirac est élu en 1995, malgré une lutte fratricide avec Edouard Balladur, lui aussi issu du RPR.

Mais l’idéal d’un grand parti unique à droite est toujours bien présent. Après deux ans de réflexion, l’UMP voit le jour en 2002. C’est l’Union pour la Majorité Présidentielle qui vise la réélection de Jacques Chirac. Et qui devient, une fois celle-ci acquise, l’Union pour un Mouvement Populaire que l’on connaît.

Dans cet UMP sont dissous le RPR et l’aile libérale de l’UDF, ce rassemblement sert une nouvelle fois le scrutin national : Nicolas Sarkozy accède à la présidence en 2007 mais échoue à se faire réélire en 2012.

D’une présidentielle à l’autre, en passant par les régionales, les sénatoriales ou les législatives, l’UMP a multiplié les échecs électoraux.

Possible, donc, que le futur secrétaire général du mouvement doive chasser sur de nouveaux territoires. Alors après la conquête du centre, celle de l’extrême droite ?


Retrouvez un film d’animation “C/Data” réalisé par Owni dans l’émission C/Politique sur France 5 chaque dimanche à 17h40.

Suivez nous sur Twitter