Chaque dimanche sur France 5 dans C/Politique, Owni illustre l'actualité par la data. Onzième épisode de la série, ce petit film sur le budget de l'État pensé pour faire réagir l'invité de l'émission Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche.
Paule d'Atha désigne l'équipe des journalistes de données d'Owni : Julien Goetz, Sylvain Lapoix et Nicolas Patte. Twitter @pdatha.
Verbatim :
28 ans. Depuis 28 ans, aucun budget de l’État Français n’a été positif.
Le denier date de 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Les recettes dépassaient alors les dépenses de près de 2 milliards d’euros.
De quoi faire rêver car depuis, le déficit budgétaire hexagonal n’a cessé de croître. C’est l’année 2010 qui détient le record avec près de 122 milliards d’euros de déficit. Une tendance qui s’est inversée il y a un an pour aboutir à “seulement” 83 milliards d’euros de pertes cette année.
Hors, le budget de l’État est soumis, comme tout budget, au difficile exercice de l’équilibre.
D’un côté les recettes : celle qui rapporte le plus, c’est la TVA, 137 milliards d’euros cette année sur 284 milliards de rentrées au total.
De l’autre côté les dépenses, plus de 368 milliards cette année.
Si les majorités se succèdent, les grandes lignes du budget, elles, restent. Depuis presque 10 ans, les dépenses les plus importantes sont toujours occupées par le même quatuor : éducation nationale, remboursement de la dette, défense et “enseignement supérieur et recherche”.
Malgré des économies à tous les étages, le budget qui vient d’être voté pour 2013 ne déroge pas à la règle. En haut du tableau, on retrouve bien l’enseignement scolaire, avec plus de 45 milliards d’euros, la défense, plus de 30 milliards d’euros, l’enseignement supérieur et la recherche, 25 milliards d’euros.
C’est le poste suivant qui est nouveau, pour la première fois depuis 4 ans, la mission de solidarité devance celle de la sécurité, avec plus de 12 milliards d’euros de crédits alloués.
Mais il manque un dernier chiffre dans ce top cinq des dépenses de l’État : le remboursement de la dette qui pour la première fois est en tête : près de 47 milliards d’euros prévus pour 2013.
Si les budgets à venir restent déficitaires, comme c’est le cas depuis presque 30 ans, l’État devra emprunter chaque année pour couvrir les dépenses. Et chacun de ces emprunts viendra alourdir un peu plus ce poids de la dette.
Quel miracle budgétaire permettrait de résoudre cette équation ?
Les chiffres clés du budget de l’État
Comprendre le budget de l’État [pdf]
Le projet de loi de finances 2013
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