OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 William et Kate : au nom du tweet, je vous déclare… http://owni.fr/2011/04/29/william-et-kate-au-nom-du-tweet-je-vous-declare/ http://owni.fr/2011/04/29/william-et-kate-au-nom-du-tweet-je-vous-declare/#comments Fri, 29 Apr 2011 06:36:55 +0000 Benoit Raphaël http://owni.fr/?p=59950 J’ai enfin une bonne excuse pour parler du mariage princier et gagner quelques clics pas cher. Mashable nous apprenait que les invités à la cérémonie ne pourraient pas tweeter depuis leur siège demain [en] : une technologie bloquant les signaux mobiles aurait été installée à l’abbaye de Westminster. Une façon de mieux maîtriser le flux de photos et de vidéos. Finalement, l’information a été démentie dans le journée [en], relève CBS News. Les invités pourront donc tweeter. Ouf !

Des app Android et Blackberry dédiées par The Times et The Mirror

Le hashtag (mot clef) pour suivre le mariage royal sur Twitter est #rw2011. On s’attend à une participation massive sur le site de micro-blogging, relève le Huffington Post : Twitter vient de publier une photo de Biz Tone (co-fondateur de Twitter) devant le « serveur dédié » au mariage [en]… Une gentille blague, destinée à faire taire les rumeurs selon lesquelles Twitter aurait réservé des serveurs supplémentaires pour l’occasion. Si vous regardez la photo attentivement, vous constaterez qu’ils n’ont montré qu’un seul serveur pour le mariage de William et Kate, alors qu’il y en a déjà trois pour Justin Bieber ! Oui mais Justin sera au mariage, donc…

Par contre, on pourra suivre la cérémonie en direct vidéo sur YouTube. La plateforme de Google a obtenu le droit de diffuser le flux officiel. Une première. Mais, comme le constate Paid Content, il sera difficile de trouver un site qui ne diffuse pas le mariage [en]…

On pourra également le suivre depuis son mobile. 34% des Anglais ont téléchargé une application dédiée au mariage sur iPhone, Android et Blackberry. The Times et The Mirror ont même lancé des applications mobiles dédiées. Une initiative qui me conforte dans l’idée que les journaux doivent aborder le mobile comme les suppléments ou les hors-séries…

CNN, de son côté, a lancé une initative originale sur GetGlue [en], ce site qui permet de dire à ses amis quelle émission TV on regarde. Les téléspectateurs qui « checkeront » sur GetGlue recevront un badge collector sur leur page. La chaîne d’info diffusera également en direct les tweets et les statuts Facebook d’internautes et de célébrités via le hastag #CNNtv.

Un nouveau service pro pour les journalistes princiers

Les journalistes des sites d’info commenteront donc le mariage en live depuis leur télévision en essayant d’y intégrer au mieux les médias sociaux. L’outil le plus intéressant à disposition des rédactions est encore peu connu : il s’appelle Scribble Live [en]. Un service professionnel de live utilisé notamment par Reuters et Le Nouvel Observateur (disclaimer : je conseille Le Nouvel Observateur dans sa stratégie numérique) : comme « Storify » [en], mais en mieux, Scribble Live permet de couvrir l’événement en y intégrant des sélections de contenus vus ailleurs, notamment les tweets grâce à un moteur intégré.

Mieux : les journalistes sur place pourront, grâce à une application dédiée, envoyer en temps réel des photos, des vidéos et des commentaires directement dans le flux. Les journalistes pourront aussi glisser les meilleurs commentaires des internautes. Bonne nouvelle : le flux, même s’il est hébergé par Scribble Live, apportera du référencement sur Google au média, me dit Aurélien Viers, le rédacteur en chef web de L’Obs. Un “détail” qui le différencie de services comme CoveritLive, utilisé notamment par LeMonde.fr.

Selon le Wall Street Journal, 400 millions de personnes suivront le mariage sur Internet [en]. Contre 2 milliards à la télévision… Il y a encore de la marge.

Billet publié initialement sur La social News room sous le titre Pas de Twitter au mariage de William et Kate ?… Finalement oui.

Photo FlickR CC Adam Burt ; Steve Garfield ; waldopepper.

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Le live s’impose http://owni.fr/2011/04/07/le-live-simpose/ http://owni.fr/2011/04/07/le-live-simpose/#comments Thu, 07 Apr 2011 10:00:19 +0000 Capucine Cousin http://owni.fr/?p=55577 À côté des articles, billets, vidéos, chats, diaporamas, webdocumentaires et autres infographies (datajournalism oblige), il s’est imposé comme un format journalistique à part entière, prisé des rédactions web. Une consécration au bout de 3/4 ans d’existence, au gré d’une actualité internationale en plein bouillonnement – de l’Afrique du Nord au Proche-Orient, en passant par le Japon, et, ces tous derniers jours, la Côte d’Ivoire. Le live donc, entre live-blogging et live-tweet, se présente sous forme d’enchaînements de phrases courtes, où le journaliste commente en direct un événement, tout en interagissant en direct avec les internautes qui peuvent y publier leurs commentaires.

Cela faisait un certain temps que je ne m’étais pas penchée sur les nouvelles pratiques journalistiques sur le web, et ces nouveaux formats qu’utilisent – voire créent – les médias en ligne, comme le webdocumentaire, que j’avais décrypté ici. Car les rédactions web sont les mieux placées pour inventer de nouvelles pratiques journalistiques online, mêlant des écritures journalistiques propres au web (écriture simple et factuelle, brièveté des articles, journalisme de liens avec liens hypertextes pour partager ses sources), une organisation du travail propre (avec des journalistes de permanence à tour de rôle jusque tard en soirée, les weekend, et jours fériés) une ligne éditoriale propre (culte de l’instantanéité, du grand public, voire du popu – on y reviendra), des impératifs de mise en page et d’infographie…

Nouvelles pratiques

Une nouveau format journalistique, avec ses travers, mais particulièrement innovant, qui m’avait déjà frappée lors de mon (bref ;) passage par la rédaction de 20minutes.fr l’année dernière, clairement la rédac web qui y recourt le plus, sous diverses déclinaisons. L’occasion était rêvée pour décrypter ce format du live, un concentré de compétences parfois d’un nouveau type que revêtent les rédactions web. Un format également révélateur des nouvelles pratiques des internautes : ils vont sur des sites d’info pour suivre des événements en direct lorsqu’ils sont au bureau, et interroger en direct le journaliste qui le “couvre”. Le soir, ils commentent depuis leur laptop ou leur smartphone une émission qu’ils suivent sur leur téléviseur.

Le Monde a frappé fort en ouvrant un live de cinq jours, du 14 au 17 mars, pour couvrir les événements au Japon. Cinq jours ! Imaginez : durant cinq journées d’affilée, des journalistes se sont succédés pour assurer la couverture en permanence des événements au Japon. Une première dans les pratiques liées à cet outil, le live – quitte à en essuyer les plâtres, en comme l’a longuement décrypté Vincent Glad dans ce billet, reprenant André Gunthert.

Captures d'écran des sites de France 24 et So Foot

Ces dernières semaines, plusieurs média en ligne ont aussi monté des lives spéciaux, autour des événements en Libye et dans le monde arabe (comme par exemple France 24, sur l’Egypte, puis la Libye), Slate France, ou encore Owni, puis à propos du séisme du Japon et la centrale nucléaire de Fukushima. Des médias plus confidentiels l’ont adopté aussi, comme le site web de Jeune Afrique depuis vendredi dernier, à propos de la Côte d’Ivoire et l’entrée à Abidjan des pro-Ouattara.

C’est là, à la lumière de ces soubresauts de l’actu internationale, que l’on a pu prendre toute la mesure de l’adaptabilité de ce format journalistique : complémentaire des articles en ligne et des longues enquêtes publiées sur le print, le live permet d’informer le lecteur en temps réel des bribes d’information. Comme le souligne Vincent Glad, les médias en ligne y trouvent un format qui se rapproche dans sa forme des éditions spéciales des chaînes d’infos en continu qui associent les images à un bandeau défilant de breaking news, alimenté par des dépêches d’agences, “avec une insistance sur l’événementialité avec un logo ‘édition spéciale’”.

Pourquoi le recours à un tel dispositif ?

Sur de gros événements internationaux, les live sont un outil assez fantastique, ils permettent de suivre rapidement et dans les détails un événement, d’agréger rapidement des sources issues d’autres médias, d’être très précis, de relativiser ou de corriger immédiatement une information, me précise Samuel Laurent, journaliste politique au Monde.fr, ex-Figaro.fr.

Et d’évoquer “tous les apports que nous donne l’audience, que ce soit en posant des questions qui nous obligent à préciser des infos, en apportant des informations locales (pour des événements comme le conflit des retraites), en donnant des liens (lives “internationaux”), des éclairages techniques spécialisés (Fukushima…) et même de l’information brute lorsque les personnes sont sur place (Tunisie, Égypte…). Il y a un travail à faire pour vérifier l’info, évidemment, mais l’apport est fantastique”.

Un outil ouvert

Le live, c’est donc un flux continu d’infos, de l’ordre des infos factuelles ou des commentaires, publié sur un outil de publication ad hoc. Le journaliste publie donc en direct des infos concernant un événement, très souvent à partir d’un direct en télé, via une chaîne généraliste ou d’infos continues. D’autres médias, comme Owni, l’utilisent surtout pour partager des ressources – articles, blogs, vidéos.

Sur cet outil de publication “ouvert”, comme pourrait l’être un blog, les internautes peuvent publier en direct (donc sans modération à priori) leurs commentaires et questions, auxquels le journaliste répond, autant que possible en y ajoutant à l’envi des compléments d’infos glanées dans les dépêches, des liens hypertextes vers des articles publiés par son média sur le sujet, ou vers d’autres sources. Un flux d’infos qui constitue une sorte d’article évolutif, complété au fil de l’eau par les commentaires et compléments des internautes. Le journalisme participatif dans toute sa splendeur, associé à une certaine transparence, et à un crowdsourcing

Les premiers lives ont débarqué sur les sites web d’information en 2006. On en était alors encore au stade d’expérimentation: la technologie était encore lourde. Du côté du Figaro, “les journalistes de sport24 devaient utiliser un back office spécifique aux live, qui étaient des modules javascript assez pénibles. A l’époque, il y avait les chats du Monde.fr ou de 20minutes.fr où l’on utilisait des technologies pour faire du temps réel, mais elle était peu employée ailleurs et pas pour faire des suivis d’actus”, me raconte Samuel Laurent. CoverItLive, l’outil maintenant utilisé par la majorité des rédacs pour monter des “live”, n’existait alors pas.

Après 20minutes.fr, LeFigaro, puis leMonde.fr, d’autres médias en ligne l’ont adopté. Marianne2.fr (par exemple ici pour les Européennes de juin 2009 – où l’on observe que le live n’est pas ouvert aux commentaires extérieurs)

Du sport à l’international, de la télé-réalité trash à l’actu politique

Les thèmes concernés ? Depuis quelques années, progressivement, 20minutes.fr l’a étendu à divers sujets : du sport à des actus politiques, en passant par l’international, et bien sûr des émissions de télé-réalité trash. Le Figaro.fr, lui, s’est toujours cantonné à l’actu sportive. En 2006, c’est à la faveur du rachat du site Sport24.fr que le groupe Figaro y a lancé ses premiers lives sport.

Chez 20minutes.fr, le sport s’imposait d’emblée : c’est l’un des thèmes qui génère le plus d’audience sur le site d’informations de 20 Minutes (à côté des sujets people, télé, et des faits divers). Durant des matchs-clés (de foot et rugby essentiellement, mais le basket et le tennis s’y prêtent aussi bien), un des journalistes du service sport, devant son ordi, et en regardant la rediffusion en direct à la télé, devient commentateur sportif sur le web. Après avoir publié un avant-papier pour annoncer l’événement, et un chapeau d’introduction, il se lance dans le live, racontant en direct le match, les passes de balles entre tel et tel joueur, les réactions du public… Sans manquer d’y ajouter ses émotions, retranscrites dans le texte, ou via une typographie ad hoc (typo couleurs par exemple).

Le genre est prisé des services sports depuis belle lurette, comme le décryptent Florian Vautrin et Laure Gamaury sur Journalismes.info :

Le principal site généraliste sportif, lequipe.fr, utilise ce procédé quotidiennement pour éviter la diffusion en streaming qui est très coûteuse. Mais il n’est pas le seul à s’être lancé dans l’aventure : notons football 365, France football, rugbyrama, etc. C’est le cas également du site eurosport.fr.

Durant le Mondial de foot en été 2010, 20minutes.fr avait imaginé des compléments à ce dispositif. Notamment en faisant venir des invités de marque pour commenter certains matches: j’ai vu passer des journalistes spécialisés qui venaient commenter un live avec leur propre regard, mais aussi des people ou politiques footeux, comme Jean-Paul Huchon.

20minutes.fr a également testé, très tôt, les live des émissions de télé-réalité. Logique: le genre était en pleine éclosion sur les chaines de télé. Et c’est l’occasion rêvée de traiter du people trashy, gros vecteur d’audience pour le site d’infos généralistes. Là, on demande au journaliste – pas forcément spécialisé en médias, mais doté d’un semblant de culture télé – de commenter en direct le déroulement de l’émission, les personnalités des participants à l’émission. Pas besoin d’analyse pointue, juste du commentaire léger et déconnant, pour être dans le même mood que l’internaute…

Le format se prête aussi très bien à la couverture d’événements politiques: soirées électorales, discours, meetings, émissions politiques…

Le format est très efficace pour une soirée électorale, il permet de suivre le fil des déclarations, réactions, chiffres qui tombent de toute la France… Pour une émission ou une interview présidentielle, par exemple, on tente généralement de fournir à la fois le verbatim des propos tenus et de décrypter rapidement, de vérifier les chiffres donnés, de fournir du contexte à telle ou telle annonce… En politique aussi, la participation de l’audience fait l’essentiel de la richesse du live. D’une part elle peut elle aussi apporter des précisions ou du contexte, d’autre part elle peut réagir et nous poser des questions, estime Samuel Laurent.

La quintessence du journalisme web

Ce format permet de restituer de manière incroyablement vivante un événement, une actualité immédiate, de le faire vivre à l’internaute, offrant une grande variété de registres, entre info factuelle et commentaire (sérieux ou total déconnant, selon le sujet traité.

À défaut de voir le grand reporter sur une zone de conflits raconter, images à l’appui, sur une chaîne de télé, ce qui se passe, l’internaute peut “vivre” l’info en direct, poser des questions au journaliste, qui lui apportera ses infos et son expertise sur le sujet. Cet exercice journalistique requiert des compétences d’un nouveau type du côté du journaliste : ultra-réactivité, bonne expertise sur son sujet (du moins dans le cas d’actus pointues : actu internationale, politiques, ou encore scientifique dans le cas de Fukushima) pour pouvoir répondre en temps réel aux questions des internautes, et aussi capacité à adapter son ton (son “angle” dans un sens) au ton de l’actu commentée – et des internautes.

Accessoirement, il consacre le “journalisme de bureau” qui se pratique de plus en plus dans les rédactions, par économie, et pour faire face aux manques d’effectifs. Dans certains cas, le journaliste “live” parfois en direct depuis l’événement (conférence de presse, Assemblée Nationale…), mais dans les effets, en général, grâce aux diffusions télé en direct (surtout sur les chaînes d’information), il “live” souvent depuis son bureau, en regardant le direct depuis un des écrans télé disséminés dans la rédaction. Revers de la médaille, l’info risque d’y être schématisée, à du consommable, de l’écume, au détriment de l’analyse.

Autre grain de sable, un tel dispositif qui met l’accent sur le caractère exceptionnel de ces actus, les met en scène, crée la surenchère dramatique (par rapport aux autres médias), leur donne un côté (trop ?) spectaculaire.


>> Article initialement publié sur Miscellanees sous le titre : Crowdsourcing + direct + journalisme “de bureau” = Le “live”, un format journalistique confirmé

Crédits Photo FlickR : Peco CC BY-SA

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http://owni.fr/2011/04/07/le-live-simpose/feed/ 6
[live-blogging] #23sept : plus de manifestants et plus de manifs ! http://owni.fr/2010/09/22/23sept-manifestez-vous/ http://owni.fr/2010/09/22/23sept-manifestez-vous/#comments Wed, 22 Sep 2010 21:01:59 +0000 Admin http://owni.fr/?p=28972 Ce billet a été actualisé tout au long de la journée du 23 septembre

Ce que nous avons fait :

  • Comme pour le #7sept, nous live-bloggerons la journée de manifestation afin de garder en mémoire le plus pertinent (cf. ci-dessous).
  • Nous organisons un concours d’affiches pour vous fournir des slogans graphiques qui vous ressemblent.
  • Nous avons géolocalisé (en crowdsourcing) et compté de façon transparente et dynamique les différentes manifestations et le nombre de manifestants.
  • Nous avons sélectionné les meilleures photos partagées sur Internet avec le hashtag  #23sept ainsi que les nôtres pour en faire un diaporama qui sera actualisé ces prochains jours.
  • Nous avons également pendant toute la journée pris de la hauteur en interviewant des experts, chercheurs et militants, notamment européens, afin de jeter un oeil critique et extérieur sur la situation sociale de l’hexagone.
  • [MàJ 19h30] Pour conclure ce live-blogging, voici une vidéo que Rémi a tourné dans le cortège parisien. Merci de nous avoir suivi ! Vous avez évidemment reconnu la musique.

    Cliquer ici pour voir la vidéo.

    [MàJ 18h39] Nous avons pris quelques photos du défilé parisien :

    Created with Admarket’s flickrSLiDR.

    Pour sa part, Raphaël Da Silva a pris quelques photos du cortège Messin :

    Created with Admarket’s flickrSLiDR.

    Steven Jambot a fait de même :
    Created with Admarket’s flickrSLiDR.

    Manifestations : pourquoi un tel écart entre les chiffres de la police et ceux des syndicats ? – MàJ 18h20

    (Télécharger le poster en haute qualité)

    On peut également simplifier la formule de calcul, que nous appellerons tout à fait modestement “le théorème OWNI” (CC Nicolas Voisin) :

    La vérité pondérée du nombre de manifestants =1,5 POLICE + 0,25 SYNDICAT

    En l’appliquant à cette journée nous obtenons : 2 197 500 manifestants. Se rapproche-t-on de la vérité ou est-elle ailleurs ?

    Alors que les syndicats raisonnent sur une bande de 1 mètre de large qu’ils pondèrent en fonction de la longueur du cortège, les forces de l’ordre se placent à un endroit étroit, ne prennent pas en compte les trottoirs et raisonnent en termes de rangées de manifestants. (Plus d’infos sur le site du Monde)

    Ce sont donc les différents champs de mesure qui expliquent – en partie – la différence de chiffres parfois criante entre police et syndicats. En partie, puisque doivent bien jouer les intérêts politiques des deux parties…

    [MàJ 18h10] Martine Aubry a déclaré au micro de Rue89 que l’Elysée “n’était pas à un mensonge près“, et a promis qu’il n’y aurait “pas de mensonges” sur le nombre de manifestants.

    Cliquer ici pour voir la vidéo.

    [MàJ 18h07] Le ministère de l’intérieur a pour sa part décompté 997 000 manifestants dans toute la France, “une baisse” par rapport au 7 septembre.

    [MàJ 17h13] La CFDT a annoncé que la journée de mobilisation avait réuni 2,9 millions de manifestants. C’est 200 000 de plus que le chiffre annoncé par la CGT à l’issue de la journée du 7 septembre.

    [MàJ 16h51] Nos amis suisses ne manquent pas d’humour. Cette vidéo est l’occasion de se le rappeler et de s’accorder une petite pause humour dans une journée à l’actualité bien chargée. Retour donc sur l’histoire de la fortune de Dédé et les mensonges de Riri…

    [MàJ 16h42] Manifestation à Metz, ambiance :

    [MàJ 16h29] Selon la préfecture de police de Paris, les manifestations d’aujourd’hui auraient rassemblé 80 000 parisiens de moins que la journée d’action du 7 septembre, soit un chiffre définitif des forces de l’ordre de 65 000 manifestants.

    [MàJ 16h25] A Besancon – Photo par @Besacontin.

    [MàJ 16h22] Des images de la manifestation à Orléans.

    [MàJ 16h15] A Paris, on nous signale que le cortège a été divisé en deux, ce qui est normal dans le cadre de manifestations massives, mais cette opération se déroule habituellement à la fin de la manifestation. Dans le but de montrer aux médias une manifestation plus clairsemée ? La différence entre les chiffres surprenants annoncés par les syndicats (300 000) et ceux avancés par la police (65 000) n’aide pas à dissiper ces interrogations.

    [MàJ 16h12] Quelques clichés de la manifestation à Strasbourg :

    [MàJ 16h04] Selon les derniers chiffres fournis par la police à Paris, les manifestants seraient au nombre de 65 000, soit 15 000 de moins que le 7 septembre.

    [MàJ 15h30] La police a estimé à 40 000 le nombre de manifestants à Paris. Pour rappel, le 7 septembre ils étaient 80 000 selon la police et 270 000 selon les syndicats.

    Il faudra très probablement attendre la fin de la journée pour évaluer définitivement l’ampleur de la manifestation. On peut en tout cas constater qu’un plus grand nombre de manifestations ont été organisées ce 23 septembre : 232 aujourd’hui contre 213 le 7 septembre dernier (soit 10% d’augmentation). On peut d’ors et déjà tirer quelques enseignements. Dans plusieurs grandes villes de France, les cortèges ont grossi depuis le 7 septembre, à l’instar de Lyon (18 000 selon la police, 36 000 selon les syndicats) ou des grandes villes du sud de la France (Toulouse notamment).

    La querelle des chiffres n’a pas fini de faire rage. A Bordeaux, la police annonce que les manifestants sont moins nombreux que le 7 septembre (37 000 contre 40 000), à rebours des syndicats qui en comptent aujourd’hui 120 000 (contre 110 000 le 7). A Marseille le rapport est de 1 à 10 : 22 000 selon la police, 220 000 selon les forces de l’ordre.

    Par ailleurs, comme le souligne Benoit Hamon sur Twitter, le comptage des manifestants par la police pose question. 40 000 personnes ont été ainsi dénombrées place de la Bastille, soit le même nombre que dans des villes de taille moindre (comme Lyon ou Angoulême) et deux fois moins que la manifestation du 7 septembre.

    [MàJ 15h00] Steven Jambot suit pour OWNI la manifestation à Metz et nous a fait parvenir cet extrait sonore :

    [MàJ 14h14] L’Elysée s’est félicité de la baisse du nombre de manifestants. Il est intéressant de constater que cette réalité est plus contrastée sur le terrain. Alors que dans plusieurs villes de province, la mobilisation est en baisse, ce constat n’est pas partagé partout. Ainsi La Provence relève en page d’accueil une manifestation plus importante que celle du 7 septembre.

    [MàJ 13h43] La tête du cortège parisien, par @Martin_P :

    [MàJ 13h40] Au Havre – Photo par NPA Le Havre

    [MàJ 13h33] Une vidéo de la manifestation à Marseille :

    [MàJ 13h09] A Lyon – Par @Fredock

    Les premiers clichés de la mobilisation parisienne – MàJ 12h40

    Par @Monsieur_Yo

    Par @HugoBaillet.

    Par @Martin_P.

    La valse des premiers chiffres – MàJ 12h20

    Selon le Midi Libre, la mobilisation serait légèrement inférieure à celle du 7 septembre dans la région. Les défilés ont regroupé 7 000 manifestants à Carcassonne, 5000 à Béziers, 2000 à Mende et 800 à Millau.

    A Belfort, le cortège comptait 7 500 manifestants selon les syndicats, 4 000 selon la police.

    Selon L’Express, la manifestation toulousaine aurait réuni 25 000 personnes selon la police contre près de 120 000 pour les syndicats.

    Concernant le taux de grévistes, la RATP annonce un taux de 16 % contre 22 % le 7 septembre. 37,06 % de grévistes ont été recensés à la SNCF, 28 % dans l’éducation nationale, 55% dans le primaire 45 % dans le secondaire.

    [MàJ 12h40] Selon la Voix du Nord, les cortèges ont rassemblé 3000 personnes à Arras, 500 à Béthune, 400 à Armentières, entre 4000 (police) et 12 000 (syndicats) à Boulogne et 3 000 à Calais.

    [MàJ 12h46] Ouest-France rapporte 2 000 manifestants à Lisieux, 5 000 à Laval, 3 000 à Saint-Lô, 12 000 à Quimper, et entre 5 000 et 6 000 à Saint-Brieuc.

    [13h28] Toujours selon Ouest-France, on a pu dénombrer 6 000 manifestants à Morlaix, 10 000 à Vannes, 14 000 (30 000 selon les organisateurs) au Mans et 4 000 à Alencon.

    Sud-Ouest rapporte 6 000 manifestants à Auch. 5 000 personnes ont défilé à Quimperlé selon Le Télégramme.

    [MàJ 12h04] A Paris, aux alentours de 11h20, le boulevard Saint-Michel semble avoir été bloqué par une grande banderole déployée par des manifestants. Photo par Marie-Aude Serra via Le Monde.

    [MàJ 11h58] A Pau – Photo par @ekko_comm

    La grève vue de l’étranger – MàJ 11h28

    Sur le Financial Times, la correspondante du journal américain à Paris souligne que cette journée est une “situation plutôt plus délicate” qu’une situation de conflit traditionnel : en effet, explique-t-elle, le gouvernement est ferme sur les axes centraux de la réforme, et l’enjeu consiste plus à obtenir des concessions qui renforceront la position des syndicats au-delà des bastions du secteur public. Si cette journée s’annonce encore un temps fort, elle se demande les syndicats parviendront-ils à maintenir un tel degré de mobilisation encore dans les semaines qui suivent, alors que le débat va se poursuivre jusqu’à la mi-octobre. C’est là le vrai test. “Cela pourrait être difficile”, juge-t-elle. Le maintien du front syndical est aussi une question en suspens. À lire la phrase de conclusion de l’article, le lecteur n’a guère de doute sur le point de vue de l’auteur de l’article : “Nous somme convaincus qu’au fond, le public comprend que cette réforme est nécessaire. Ils n’aiment pas cette idée, mais ils comprennent’, explique un conseiller du gouvernement.

    Si le Guardian titre sur les perturbations de transport (“French strikes to hit flights and train services“), l’article ne se contente pas d’énumérer les perturbations. Pour la correspondante à Paris du quotidien anglais, cette journée sera déjà un gros test. Pour sa part, le Telegraph insiste d’emblée sur les controverses entourant actuellement Nicolas Sarkozy, les Roms, un scandale financier et donc une opposition “forte” à la réforme des retraites, ainsi que l’enjeu primordial pour la suite de son mandat. Mais d’indiquer ensuite que la réforme devrait passer “confortablement” au Sénat. La messe est dite ?

    À noter que d’autres quotidiens importants sont passés rapidement sur cette journée : on ne trouve rien sur le New York Times, rien sur le HuffPo, et une dépêche de l’AP sur le Washington Post, dont un tiers consacré aux perturbations des transports. – S.B.

    [MàJ 11h23] Premier indice de l’ampleur globale de la manifestation, les premiers chiffres provenant de Toulouse font état d’une augmentation du nombre de manifestants. Selon les syndicats, ils seraient 10 000 de plus dans la ville rose que le 7 septembre, soit 120 000. (via Hugo Clément)

    [MàJ 11h30] Par ailleurs, les premiers échos du sud-est, notamment à Marseille font également état d’une manifestation plus suivie que celle du 7 septembre. “Le départ prend du retard tellement il y a du monde sur place” précise le journal La Provence. On rapporte également un nombre très important de manifestants à Clermont-Ferrand, Perpignan et à Nice, où le départ du cortège a également pris du retard. – M.U

    [MàJ 11h16] A Caen – Photo par @nook_

    [MàJ 11h15] A Orléans – Photo par @mguichard

    [MàJ 11h11] A Caen – Photo par @nook_

    [MàJ 11h09] A Clermont – Photo par @Cecile_Jandau

    [Màj 11h07] A Clermont-Ferrand – Photo par @Cecile_Jandau

    “Mobilisation, grève et… pétrole !” – MàJ 11h03

    Sur son blog “les petits poissons”, Corinne Darleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge du combat écologique, invite à se joindre à la grève les raffineries et les secteurs stratégiques pour faire peser la manifestation et forcer le gouvernement à réagir : “le rapport de forces change sacrément de nature, et on tient la démonstration de la dépendance de notre pays au pétrole et au tout routier.” via @LePartideGauche. – S.L.

    A Toulouse – Photo par @mercurekotkot

    Les leaders syndicaux jouent au jeu des pronostics – MàJ 10h56

    Bernard Thibault, le secrétaire de la CGT, a jugé ce matin sur Canal+ que la mobilisation contre la réforme des retraites allait “être forte” et que le chef de l’Etat “devrait constater au plus tôt l’ampleur du désaccord”.

    Sur RTL ce matin, le leader de la CFDT François Chérèque a déclaré qu’“il y aura encore de très grosses manifestations partout en France”. Même si il se montre optimiste quant au succès de la mobilisation, il admet qu’elle ne sera “peut-être pas” aussi forte que celle du 7 septembre.

    Pour sa part, le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly compte sur une forte mobilisation, qui pousserait le gouvernement “à reculer”. “L’idéal serait qu’il dise : on suspend tout, on arrête tout et on rediscute” a-t-il déclaré sur France 2. – M.C. & M.U.

    [MàJ 10h43] A Nice – Photo par @corleone06

    Un premier point sur la participation – MàJ 10h32

    En Alsace, les syndicats attendent des pics de participation des profs : 30 à 40% des enseignants pourrait manifester dans le Haut-Rhin, plus de 50% dans de nombreuses zones du Bas-Rhin, selon le SNUIpp. L’Unsa prévoit que dans plus de la moitié des écoles de Strasbourg, 1/4 des profs seront absents. Dans le secondaire, les fédérations alsaciennes prévoient 25% de mobilisation, soit autant que le #7sept. Source : les DNA.fr.

    A Lyon, 55% des enseignants des écoles primaires pourraient préférer la rue aux classes selon les syndicats, un chiffre en hausse par rapport au #7sept. En collèges et lycées, en revanche, le Snes-FSU craint une baisse de la mobilisation, cette journée de grève étant le troisième mouvement en trois semaines, les syndicats prévoient des hésitations chez les profs. Les transports sont par contre bien mobilisés : le trafic TER pourrait chuter de 50% et l’aéroport Saint Exupéry voir 37% du trafic programmé annulé. Source : Le Progrès.fr. – S.L.

    [MàJ 10h30] A Nice – Photo par @Deadrising06


    A Toulouse – Photo par @repeatagain

    [MàJ 10h25] La manifestation à Limoges – Photo par @e_THA.

    La réforme se jouera dans les amendements – MàJ 10h13

    La technique est (presque) aussi vieille que la politique : glisser dans un projet de loi vaste et complexe des amendements dits “cavaliers”, afin d’éviter à des changements cruciaux la difficile épreuve du débat public.

    La réforme des retraites a déjà servi d’abri à de tels cavaliers, qui démantèlent notamment tout un pan de la médecine du travail, comme nous l’avions expliqué le week-end dernier. Le Canard Enchaîné explique dans son édition du mercredi 22 que le projet de loi pourrait servir d’écran de fumée à une série d’amendements en faveur de la retraite par capitalisation.

    Avec comme objectif de renforcer le Perco, un dispositif instauré par les lois Fillon de 2003 qui permet au salarié d’apporter un complément à sa retraite par répartition classique, financé par son apport et celui de son patron. Le Canard rappelle que ce complément a une contrepartie : le gel des salaires ! Et c’est sans compter les effets désastreux de la crise financière sur ces produits financiers (- 35 % de rentabilité dans l’OCDE, précise Le Canard).

    Quatre amendements sont prévus : l’élargissement du Perco aux PME (il est pour l’heure réservé aux grandes entreprises), l’attribution au Perco de la moitié de la participation, la possibilité pour les entreprises qui offrent à leur dirigeant une retraite chapeau de créer un plan retraite collectif et l’éventualité pour les salariés qui n’ont pas pris de RTT de le reverser sur leur Perco.

    Le lobbying des banques aura donc sans doute son petit effet. Et le fait que le frère du président soit le dirigeant de l’institut de prévoyance Malakoff-Médéric, qui s’apprête à lancer son Perco, n’y est bien sûr pour rien ! – M.U.

    Beaucoup de monde à Toulouse – MàJ 09h44

    Selon Hugo Clément de La Dépêche du Midi, qui live-twitte la manifestation à #Toulouse, la mobilisation serait au moins aussi forte que celle du 7 septembre, qui avait déjà rassemblé près de 100 000 personnes. Les syndicats auraient raccourci le parcours du cortège, signe d’une très forte affluence selon la police. Les premiers chiffres officiels devraient tomber aux alentours de 10h, ceux des syndicats vers 11h30. – M.U.

    MàJ 10h : Photo à Toulouse par @repeatagain

    Grâce aux réseaux sociaux, aidez-nous à ‘numériser la manif’ ! – MàJ 09h36

    Le 7 septembre dernier, les grévistes étaient 1,12 millions selon les forces de l’ordre et 2,7 millions selon les syndicats. Quant à nous, nous avions comptabilisé pas moins 1 634 128 Français dans la rue grâce aux outils de crowdsourcing basés sur les réseaux sociaux.

    Pour faire de même en ce 23 septembre, nous avons besoin de vous ! En indiquant dans vos tweets, ou vos photos Flickr le ‘hashtag’ (mot clef) #23sept ainsi que le nom de votre ville (#Paris, #Bordeaux, #Strasbourg…) afin que nous puissions vous comptabiliser et relayer vos photos et vos impressions !

    La manifestation commence dans les matinales – MàJ 9h20

    Les principaux leaders politiques se sont exprimés ce matin dans les diverses matinales radio.

    Europe 1 accueillait un Mélenchon très remonté contre la réforme gouvernementale :  ”vous savez qu’on va vers le bloquage ? La grève reconductible, c’est à partir de demain !” a-t-il lancé à Jean-Pierre Elkabbach. Et un des auditeurs de suggérer aux grévistes de se mettre à tout “saccager, comme les pêcheurs” pour se faire entendre.

    La présidente du MEDEF Laurence Parisot, elle aussi invitée par Europe 1, s’est fait le porte-voix du gouvernement. Appelant à ne pas être “irresponsables” elle a dénoncé l’“illusion” dans laquelle nous vivons “depuis 30 ans”.

    Sur RTL, la patronne des socialistes Martine Aubry, interrogée sur la possibilité d’un référendum a dit vouloir attendre les positions des syndicats. Elle a également souligné l’injustice de la réforme en rappelant que “3 millions de personnes qui ont commencé à travailler avant 19 ans obligées de travailler jusqu’à 62 ans“. – M.U.

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    Dans cette PME où le reporter de France inter était allé porter son micro ce 22 septembre, on craignait une baisse de la mobilisation aux manifs du lendemain par rapport aux records du 7 : « le texte est passé à l’Assemblée nationale, j’ai du mal à motiver les gens », racontait une syndicaliste un peu dépitée. Comme si la propagande gouvernementale, après avoir enfumé l’opinion pendant une semaine, avait réussi à faire oublier l’existence du Sénat !

    Malgré toutes les tentatives de la majorité de minimiser l’ampleur de la manifestation, les 2 millions de manifestants descendus dans les rues le 7 septembre ont créé une brèche dans la certitude des politiques et des éditorialistes. Malgré les tentatives d’Eric Woerth de dissuader les Français de descendre dans la rue par quelques amendements sortis des cuisines élyséennes, une opposition se construit : Jean-Claude Mailly appelle les étudiants et lycéens à rejoindre les cortèges, Martine Aubry retrouve espoir dans le maintien du départ en retraite à 60 ans et certains sénateurs envisagent d’amender le texte pour corriger les injustices envers les femmes…

    Seul manque un soutien populaire qui forcera la majorité au débat sur les âges, le financement. Bref : une belle manifestation dans les rues et un événement sur le web pour fixer la force du mouvement. Pour accompagner le mouvement, OWNI.fr remet en place un dispositif pour restituer, catalyser et décrypter le mouvement de jeudi, comme nous l’avions fait le 7 septembre. A ceci prêt que l’ambition de cette journée est double : forcer le gouvernement à ouvrir le débat sur les retraites et prouver au président de la République qu’une unité peut se former contre des réformes injustes.

    Restituer au plus juste la force du mouvement…

    Le mot d’ordre reste le même qu’il y a deux semaines : manifestez-vous ! Comme le 7 septembre, l’équipe d’OWNI scannera toute la journée les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, FlickR…) à la recherche du tag de la journée : #23sept. Où que vous soyez en France, relayez avec ce marqueur vos impressions, les estimations de la participation, événements marquants, déclarations dans les médias ou dans la rue… Activez la géolocalisation et vous apparaîtrez sur notre carte du mouvement, ajoutez le tag de votre #ville et vos données contribueront à la mise à jour de notre fil d’actualité.

    Et pour ne pas limiter votre expression au web, OWNI vous propose de vous afficher : envoyez vos dessins ou créations visuelles militantes sur concours@OWNI.fr et elle sera publiée sur le blog AffichezVous.OWNI.fr. Les idées les plus appréciées par les internautes seront imprimées en format A4 et A3 et distribuées dans la rue au coeur du cortège parisien. Appareils photos en main, les membres de la rédaction iront photographier les manifestants munis de vos créations et l’ambiance dans les rangs.

    … et réfléchir à sa signification

    Pour visualiser les cortèges dans toute la France, une nouvelle carte de la manifestation sera mise à jour, comprenant les estimations du #7sept pour pouvoir constater l’évolution de la mobilisation depuis la 1ère manif de cette rentrée sociale. Au cours de la journée, d’autres outils pourraient bien voir le jour dans le laboratoire, au fil des suggestions et des contributions extérieurs. Et pour prendre un peu de hauteur, OWNI vous proposera toute la journée des échos venus d’ailleurs : chercheurs, politiques européens, penseurs et militants jetteront un oeil critique sur la réforme, la situation sociale et le débat politique en France.

    Que vous soyez devant votre télé ou sur les boulevards, vous êtes invités à être acteur de cette journée. Et, si la tâche vous paraît trop grande, n’hésitez pas à ramener les camarades. La colère, ça se partage à chaud.

    Ce billet sera actualisé tout au long de la journée du 23 septembre

    Retrouvez les autres live-bloggings sur la toile !

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    Images CC Flickr Nwardez et Audrey AK

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    http://owni.fr/2010/09/22/23sept-manifestez-vous/feed/ 3