OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Entre réel et virtuel, les limites de la vie… à l’école http://owni.fr/2010/08/18/entre-reel-et-virtuel-les-limites-de-la-vie%e2%80%a6-a-l%e2%80%99ecole/ http://owni.fr/2010/08/18/entre-reel-et-virtuel-les-limites-de-la-vie%e2%80%a6-a-l%e2%80%99ecole/#comments Wed, 18 Aug 2010 13:25:46 +0000 Bruno Devauchelle http://owni.fr/?p=25009

Le développement actuel des univers virtuels interactifs est le prolongement de travaux de recherche menés dès l’apparition de l’ordinateur autour d’un mythe célèbre : « l’ordinateur c’est l’homme ». Ce mythe apparu aussi bien avec Türing qu’avec la cybernétique ou encore les théories de l’apprentissage de Skinner (enseignement programmé). C’est donc dire qu’il est ancré dans l’esprit humain à l’égal des grands mythes qui traversent l’humanité et déclinés de manière proche au travers des cultures. Si l’ordinateur c’est l’homme, alors l’homme est-il une machine ? Cette question en forme de syllogisme potentiel mérite pourtant d’être regardée de plus près.

Quand on dit que l’ordinateur c’est l’homme, on peut considérer, comme Michel Serres, qu’il s’agit d’une externalisation prolongeante des fonctions humaines. Ainsi par sa capacité à suppléer à des fonctions humaines faibles (la mémoire précise par exemple) il permet, il oblige presque l’homme à développer ses capacités « fortes ». En d’autres termes, en libérant le cerveau des tâches répétitives ou consommatrices d’énergie mentale, il suppose qu’il est alors possible de développer les capacités du cerveau qui vont vers le « plus de complexité ». L’histoire des techniques pourrait d’ailleurs nous en donner un bon exemple, comme le propose Jacques Ellul. Passant de compliquer à complexes les progrès techniques ont intégré cette évolution à un point tel qu’aujourd’hui il est quasiment impossible d’accéder aux éléments simples de la technique.

Développement de l’usage des smartphones

Le cerveau humain, complexe en lui même aurait commencé à projeter cette complexité dans les techniques (et pas seulement les machines) qu’il développe. Avec l’ordinateur et les travaux sur la réalité virtuelle, sous toutes ses formes, il semble bien que nous voyons apparaître ces liens de continuité.
Illustrons ce propos à l’aide d’un exemple visible : le développement des usages des smartphones permet d’observer comment la complexité du fonctionnement mental se trouve mis en scène dans les multiples formes de la vie quotidienne, personnelle et collective. Regardons des usagers en activité au long d’une journée, d’une semaine voire davantage et nous pouvons nous apercevoir que l’objet lui même s’est installé dans le prolongement direct de l’activité mentale, qu’elle soit sociale, professionnelle ou affective…

Cette évolution qui a débuté il y a une dizaine d’année devient de plus en plus signifiante car elle se généralise et s’intègre comme un « étant là » dans l’ensemble de la population. En devenant inconscient, c’est-à-dire plus mis à distance intellectuellement, cette évolution illustre bien le lien entre réel et virtuel. L’homme en externalisant certaines de ses fonctions humaines serait obligé de se « machiniser », en d’autres termes d’utiliser de plus en plus de prothèses pour faire face à la complexité.

L’élève, ou un exemple de la complexité humaine

L’émergence des mondes virtuels, et Second life l’a montré, a fait rêver beaucoup de monde. Le développement d’autres espaces proches, réseaux sociaux, jeux en réseaux etc… continue de faire rêver (imaginaire) dans le même sens : passage de  l’ordinateur prolongeant l’homme à l’homme machine. Les zélateurs de ces espaces n’en sont pas toujours conscients mais ils portent tous ce vieux rêve rationaliste. Car c’est de cet ordre des choses qu’il s’agit. La complexité humaine, présente chaque jour devant l’enseignant, autrement dit par ses irréductibles élèves », présente chaque jour devant le dirigeant politique ou d’entreprise par ses irréductibles employés, est insupportable dans un monde rationnel. Il n’est pas possible, acceptable de dire : je ne comprends pas et je l’accepte.

En développant les univers virtuels et en les fusionnant de plus en plus avec le réel (de la simulation à la réalité augmentée), nous allons nous retrouver avec un problème éducatif nouveau : situer la part de l’humain dans notre environnement ! Le risque de la continuité humain-machine c’est la fusion (illusoire certes sur un plan technique, mais bien réelle sur un plan cognitif et imaginaire). Le monde scolaire a longtemps résisté à la technique dès lors que celle-ci effaçait l’humain dans l’acte d’enseignement. La richesse et la variété des fonctionnalités des nouvelles techniques qui sont mises à disposition sont en train de modifier complètement la donne. L’espace classe est en train lentement d’éclater comme espace-temps d’apprentissage.

Certes le TBI (tableau blanc interactif, ndlr) donne encore du fil à retordre car il est bien centralisateur (de par sa forme même : un écran pour plusieurs). Mais le portable (ordinateur ou smartphone) dans la classe relié au reste du monde va inévitablement questionner la forme scolaire. Cela prend du temps, les résistances sont fortes, mais la multiplication actuel des initiatives (ajoutons-y l’ENT -espace numérique de travail, ndlr) vont inévitablement, du moins dans la lecture que l’on peut faire des forces en présence, nous amener à nous poser la question. Comme de plus ces techniques permettent de plus en plus le lien individuel « homme machine » elles posent aussi au système scolaire la question de sa forme collective.

Technicisation de l’enseignement

L’élève est-il une machine ? Va-t-il le devenir dans nos classes ? L’expérience des Landes (rappelons nous l’enquête de l’an passé après huit années de pratique) nous montre que les choses vont lentement, que la technicisation de l’enseignement est un phénomène lent. Mais là deux questions se posent : inexorabilité de l’évolution ? Sens de cette évolution ?
L’inexorabilité de l’introduction du progrès technique dans l’école dépend surtout de ce qu’il en est fait dans l’ensemble de la société. Le système scolaire est fortement confronté à la demande de la société au service de laquelle il a été créé. Cependant sa « résistance » à cette perméabilité à la technique est un renversement assez récent dans notre société (début des années 60). En passant des dictats de Jules Ferry à l’esprit de Condorcet, le monde enseignant se sentant menacé au sein d’une société qui met son autorité en cause (fin des années 60), a engagé des actions qui l’ont progressivement mis en marge de la « vraie vie » comme le disent souvent certains jeunes. Si la légitimité du monde scolaire a fait l’unanimité jusqu’au milieu des années 1980 – 2000, elle est mise à mal par un phénomène complexe qui associe les difficultés sociales, les évolutions techniques et la globalisation. Les tensions internes au système scolaire en sont un bon témoignage mais n’apportent pas de vision d’avenir et révèlent plutôt une déstabilisation : l’école ne serait plus maître de son destin (si tant est qu’elle l’ait jamais été !)

L’école, le lieu central du débat

Le sens de ces évolutions est dont lié aussi à l’évolution des choix faits dans la société. Autrement dit l’École est le lieu central du débat qu’il faut engager d’urgence. Au moment ou le virtuel et le réel sont proches dans les discours (cf. les nouveaux programmes des sections technologiques du lycées qui invitent de plus en plus à utiliser la simulation comme base de l’enseignement) sur l’école, au moment où les finances de l’État font hésiter sur le chemin à prendre (cf. la suite du rapport Fourgous….), il va être nécessaire d’engager un débat de fond sur l’idée même d’éducation dans un monde dans lequel réel et virtuel sont dans une continuité de plus en plus forte. Plutôt que de « regarder » le spectacle de l’insertion de la technique (TIC dans notre cas) dans le quotidien, il est (peut-être) encore temps de penser leur place non pas dans l’école, mais dans l’ensemble de nos sociétés. L’évidence à laquelle nous sommes confrontés dans les faits que nous observons peut faire croire à l’inexorabilité, mais la réalité est qu’il faut redonner au sens de ces évolutions leur poids dans les choix à venir.

Le pessimiste pourra opter pour la première hypothèse et tenter de freiner, l’optimiste pourra opter pour la deuxième en pensant qu’il peut créer du sens. Dans tous les cas, si le monde scolaire ne joue pas son rôle de questionneur, il risque de se retrouver marginaliser. Or mettre en route ce rôle de questionneur c’est inviter chacun à se mettre en réflexion sur ces évolutions, à accepter la confrontation, la discussion, la co-construction. Il est à craindre que le dépérissement récent de l’esprit démocratique dans nos sociétés occidentales ne soit le signe que ce débat est mort né… pris dans le flot tumultueux des mots vides de sens qui circulent si souvent dans notre monde d’information et de communication

À débattre.

Billet initialement publié sur le blog de Bruno Devauchelle

Image CC Flickr kairin

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Les parents jouent, l’enfant meurt : une nouvelle affaire de panique morale http://owni.fr/2010/03/13/les-parents-jouent-l%e2%80%99enfant-meurt-une-nouvelle-affaire-de-panique-morale/ http://owni.fr/2010/03/13/les-parents-jouent-l%e2%80%99enfant-meurt-une-nouvelle-affaire-de-panique-morale/#comments Sat, 13 Mar 2010 16:47:49 +0000 Yann Leroux http://owni.fr/?p=9954

prius-online-girl

“Un enfant meurt de malnutrition pendant que ses parents nourrissaient un bébé virtuel” Voilà le titre que que l’on a pu lire ici. Encore une histoire d’addiction aux jeux vidéo ? Un exemple du virtuel comme lieu d’évasion d’une réalité trop difficile ? Des parents indignes ? Non. Juste une histoire qui finit mal.

Le père a une quarantaine d’années. La mère est plus jeune, et elle a 25 ans. Elle fait des aller-retour entre la maison et le cyber-café pour nourrir l’enfant qui est âgé de trois mois. Le bébé est né prématuré, les parents utilisaient toute leur énergie à élever une enfant nommée Anima dans le jeu Prius. D’après la police, le couple a élevé ce bébé virtuel afin d’échapper à la réalité, ce qui à conduit à la mort du bébé réel.

La folie maternelle primaire

Mais peut-être est il possible de faire preuve d’un peu plus de psychologie que la locale locale ?

D’abord, on peut penser que les mécanismes d’attachement nécessaires au développement et à la sécurité  de l’enfant n’ont pas pu se mettre en place ou que leur efficience n’a pas été suffisante. Toutes les mères passent par un moment particulier pendant lequel leur seul intérêt est leur bébé. Elles en deviennent folles. Elles ne pensent qu’à lui, et lui attribuent des qualités merveilleuse. Winnicott avait appelé cet état la “préoccupation maternelle primaire”.

Parfois, cet état ne peut être atteint, soit parce que la mère est fragilisée, soit parce que l’état du bébé ne lui permet pas d’entrer dans les interactions nécessaires, soit parce que l’environnement autour de la mère n’est pas suffisamment sécurisé. La prématurité est un des éléments qui peuvent gêner la mise en place de cette préoccupation primaire. Devant la fragilité du nourrisson, l’angoisse du parent peut être si importante que les soins physiques et psychiques à donner au bébé deviennent impossibles. La mère peut par exemple se sentir trop blessée d’avoir donné naissance à un prématuré, c’est à dire de ne pas avoir pu le garder suffisamment. Elle peut alors se vivre comme “mauvaise” mère ayant abimé son bébé. Si elle n’est pas soutenue par un environnement qui la rassure elle pourra être incapable de rassurer et de soigner son bébé… Ou elle le soignera mal, et cette maltraitance peut entrainer la mort du bébé, comme cela a été le cas ici.

Bébé virtuel ou pas ?

Mais comment expliquer que les parents nourrissaient une enfant virtuelle ? Tout simplement par le fait qu’il n’y a pas d’enfant virtuel. Le policier qui a parlé à la presse n’était apparemment pas un gameur. En tous cas, il n’a pas pris le temps de se renseigner un peu sur cet “anima”. Dans Prius, le joueur contrôle son personnage, un colosse et est accompagné d’un PNJ nommé Anima [source : Jeux Online] La presse a insisté sur le “bébé virtuel” en mettant de côté l’immense brute qui accompagne aussi le joueur. Par ailleurs Anima n’est pas un bébé. C’est une femme qui a perdu la mémoire et qui la retrouvera grâce au joueur.Le gameplay de Prius met en scène trois personnages, et il n’est pas possible de savoir lequel des trois était l’objet des investissements préférentiels des parents : on ne sait même pas s’ils jouaient sur le même compte, ni même leur classe de personnage ! Aussi, il n’est pas du tout certain que ces parents “nourrissaient un bébé virtuel” tandis que le leur mourait de faim. Il y a dans la situation de départ : personnage joueur, grand, petit, amnésie suffisamment de choses pour susciter les investissements conscients et inconscients d’un joueur pour qu’on n’en reste pas à la situation parent-enfant et en restreignant celle-ci à la fonction nourricière.

Revoilà la panique morale

L’affaire est l’occasion de ranimer la panique morale autour des jeux vidéo. L’article du Guardian qui rapporte l’affaire rappelle qu’un jeune Coréen de 22 ans a tué sa mère après qu’elle lui a demandé avec insistance de passer moins de temps avec les jeux vidéo. Après l’avoir tué, il a tranquillement pris le chemin du cyber-café. Autre rappel : en 2005, un jeune homme meurt dans un cyber-café après une session de cinquantes heures de Starcraft. Les Coréens, nous dit-on, préparent des lois pour limiter le temps de jeu vidéo. Nous avons ainsi les trois figures de la panique moraleW : le fait divers, le battage médiatique, et la récupération politique.

Je voudrais rappeler qu’en  1933, deux jeunes bonnes ont massacré leurs maitresses après une remarque sur le linge à repasser. Genet en tiré une pièce – Les Bonnes – et l’affaire a fait l’objet de débats parmi les psychiatres. Lacan a donné un texte lumineux : Motif du crime paranoïaque. Comme pour le jeune homme coréen, rien ne laissait prévoir un tel crime. Comme pour le jeune Coréen, les sœurs Papin sont tranquillement retournées à leurs affaires une fois le crime passé. Mais à la différence du jeune Coréen, aucun psychiatre n’a eu comme idée d’incriminer le fer à repasser. Dans les deux cas, l’absence de motif rationnel indique la présence d’un trouble grave de la personnalité qui se traduit par un passage à l’acte meurtrier…

Pour prendre une affaire plus récente, lorsqu’un enfant d’un an meurt de faim parce  que la règle familiale veut que l’on dise Amen avant de manger, on ne parle pas d’addiction à la religion mais de processus sectaire.

Mais peut être qu’un jour regardera-t-on les jeux vidéo comme… des jeux ?

Vivement demain !

Billet initialement publié sur Psy et geek ;-)

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De la construction d’un réseau virtuel à celle d’une pensée distancielle http://owni.fr/2010/02/02/de-la-construction-d%e2%80%99un-reseau-virtuel-a-celle-d%e2%80%99une-pensee-distancielle/ http://owni.fr/2010/02/02/de-la-construction-d%e2%80%99un-reseau-virtuel-a-celle-d%e2%80%99une-pensee-distancielle/#comments Tue, 02 Feb 2010 11:25:19 +0000 Catherine Ertzscheid http://owni.fr/?p=7519 J’ai déjà évoqué ici l’intérêt des formations en community management. Ces derniers temps, j’ai suivi quelques échanges sur Twitter sur les rapports entre enseignement et entrepreneuriat. Quelques réflexions faisaient valoir le distingo entre ceux qui font et ceux qui enseignent… Durant mes études, j’ai souvenir que les professeurs qui m’ont le plus transportée étaient ceux qui faisaient, tout en partageant leur savoir et expérience avec nous.

Lorsque l’on réalise une formation sur les médias sociaux rien est plus sympathique que de montrer, à ses élèves, la réactivité d’un réseau. Pour cela, en sa qualité de média temps réel, Twitter est un bon exemple… Que de fois, ces dernières semaines, où j’ai expliqué l’outil et ses usages possibles en faisant des démonstrations sur mon propre compte avec des résultats au-delà de mes espérances. Mon réseau est bien vivant et je n’en doutais pas mais comme toute évidence, ça va mieux en le disant ;)

Twitter, outil et vivant : cherchez l’intrus, me direz-vous… A mon sens, il n’y en a pas.

Internet nous offre un espace virtuel entre individus. Bien que la lecture des ouvrages deGilles Deleuze, notamment Différence et Répétition, serait plus appropriée pour cerner l’idée de « virtuel », je dirais pour faire synthétique que le virtuel est ce qui n’a pas d’existence actuelle, pas de matérialité tangible. Pourtant, lorsque je m’adresse à mes contacts Twitter en leur disant : « je suis en formation Twitter, quelqu’un pour me faire un signe? #Formation #CM » et que je reçois en moyenne 25 réponses en une demie heure, difficile de penser de manière pragmatique que ce réseau n’a pas d’existence réelle et actuelle. Voilà pourquoi, bien souvent dans mes présentations, je privilégie le terme distanciel. Dans le langage courant, le concept virtuel a bien souvent une connotation d’irréalité, de faux-semblant. Pourtant mes démonstrations tendent à montrer que l’interaction est bien concrète, qu’elle se produit de manière immédiate entre internautes bien vivants mais à distance.

Outre le fait de se dégager des connotations négatives de la réinterprétation du concept « virtuel », ce choix sémantique a aussi un autre intérêt. Je n’ai pas toujours en face de moi un public acquis aux médias sociaux, « pire » certains peuvent être assez hermétiques mais ils auront pourtant à les utiliser dans leur pratique professionnelle ou militante. Alors il convient d’adapter le langage pour rapprocher l’auditoire des outils étudiés. En résumé, je tente de partir de leur réalité de terrain pour conduire mes élèves vers les médias sociaux. Démythifier les outils en les rapportant à des réalités connues de tout un chacun.

Un outil n’est pas magique, il ne suffit pas d’avoir un compte Twitter, par exemple, pour avoir de la réactivité quand on sollicite sa communauté. Un réseau se pense, se construit et demande « patience et longueur de temps » (cf. Le Lion et le Rat, Jean de la Fontaine). Mais de tout cela nous reparlerons dans un prochain billet.

» Article initialement publié sur Nunalik

»Illustration de page d’accueil par luc legay sur Flickr

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